Bát Môn Quyền se traduit en français par Poing des Huit Portes ou Boxe des Huit Portes.
Les prérequis à la pratique.
Notre expérience d'une vingtaine d'années d'étude et d'une dizaine d'années d'enseignement nous amène à faire le constat que pour assurer correctement la formation des élèves, il convient de respecter certains prérequis essentiels et nécessaires.
1.) Au sein de notre école, un moniteur s'occupe idéalement d'un élève, ou, au maximum d'un groupe de quatre élèves.
2.) Les personnes désireuses d'étudier les arts martiaux Bát Môn Quyền doivent s'engager à assister à au moins deux cours par semaine, et à être présent chaque semaine, au moins jusqu'à l'obtention de la ceinture rouge.
3.) Les études étant longues (au moins 5 ans pour obtenir la ceinture rouge, à raison de deux à trois cours par semaine), l'élève doit comprendre que s'il ne peut pas s'engager sur du long terme et sur la garantie d'un travail personnel régulier, l'étude de l'art martial traditionnel de notre école ne pourra pas porter pleinement ses fruits.
Les origines et influences de l'école Bát Môn Quyền.
Après trois années d'étude en Karaté Shotokan et Judo au Karaté Club de Saint Orens (région toulousaine), M. ROGER Richard et cinq de ses amis font la rencontre d'un enseignant de l'école Sa Long Cuong en 1987.
ROGER Richard va commencer à étudier ce style d'arts martiaux vietnamiens traditionnels à partir de cette année, et ce, jusqu'en 1997, date à laquelle il décide de quitter l'école Sa Long Cuong de Toulouse, suite à des divergences d'opinions.
En 1999, il commence une formation en médecine chinoise traditionnelle (académie Wang de MTC de Toulouse) et fait la rencontre de M. Georges Charles, maître héritier de l'école San Yi Quan.
Au sein du San Yi Quan, M. ROGER entame un nouveau cycle d'étude, notamment en Daoyin Fa Qi Gong et parvient à obtenir son diplôme d'enseignant.
L'école Bat Môn Quyên naît officiellement en septembre 2002.
Dès lors "Le Poing des Huit Portes" ne cesse de s'enrichir au gré des rencontres et amitiés qu'elle fait avec d'autres écoles et experts (école Van An Phai, école Tai Ji Quan, experts en arts martiaux de Binh-Dinh au Vietnam, école d'Escrime Philippine, etc.)
La pratique
Le programme de l'école Bat Môn Quyên se compose d'une quarantaine de Bài Quyền et de Bài Binh Khí.
On distingue dans notre école les armes:
1.) pour une utilisation militaire (armes pour le champ de bataille),
2.) les armes pour une utilisation " civile " (armes de cours ou armes d'utilisation pour la défense personnelle).
Toutes les armes citées font partie du programme global d'étude et de perfectionnement des arts martiaux traditionnels de l'école Bat Môn Quyên.
Les armes de type " armes pour le champ de bataille " :
Bâton long et/ou bâton " sourcil " - Côn et Côn Tê Mi
Perche de combat - Roi
Epée / épée avec son fourreau - Kiêm
Sabre - Dao
Double épée - Song Kiêm
Double sabre - Song Dao
Vouge - Dai Dao
Lance - Thuong
Lance à crochet (Corsec) - Mac
Lance ondulée à crochet (Lance serpentine) - Xa Mau
Grande Hache - Dai Phu
Double haches courtes - Song Phu
Hallebarde à double crochets - Kich
Masse d'arme - Dai Chuy
Double masses d'armes courtes - Song Chuy
Brise lame - Doc Gian
Trident - Dinh Ba
Râteau de guerre - Bua Cao
Bouclier - Lang Kiên
Double bras armé - Song Xi
Les armes de type " armes pour la protection personnelle " et " les armes diverses " :
L'éventail
La hallebarde en pelle " lune soleil " (arme des moines du temple de Shaolin)
Les sabres crocs en dents de tigre
Les crochets de la mante religieuse
Le poignard
Les armes de jets
L'arc
Etc.
Au sujet du maniement des armes, il est important de noter qu’au Vietnam, lorsqu’on parle des "dix huit armes", il s’agit en fait de dix huit classes d’armes.
La section correspondant à l’épée peut par exemple comprendre l’épée simple mais aussi la double épée.
La section "lance", peut inclure selon les classifications faîtes dans les écoles, la pique, la lance serpentine, etc.